Aujourd’hui, les fonctionnaires manifestent entre autre contre la casse des salaires mais aussi contre la dégradation de la fonction publique et de ce qu’il reste des services publics.

Nous sommes désignés comme cible une fois de plus, ces attaques ne datent pas d’aujourd’hui. Ce ne sont pas spécifiquement les travailleurs de la fonction publique qui sont attaqués, mais tous les travailleurs du privé, du public, comme les chômeurs, les retraités, les étudiants, etc .

Ces attaques tout azimut sont orchestrées selon la même logique, la gestion capitaliste du monde.

La situation particulière des « 30 glorieuses » et le rapport de force de la lutte des classes dans cette période, qui avait permis l’instauration de l’ « État providence » avec sa fonction publique n’a pas pour autant produit l’émancipation des travailleurs, ni abolit le rapport d’exploitation.

En effet, le capitalisme avait besoin de relancer l’économie, c’est-à dire d’augmenter ses profits. Cela se fit par la reconstruction du pays et pour sa propre restructuration. Elle passait par la constitution d’une force de travail plus qualifiée, en meilleure santé, plus instruite avec un certain pouvoir d’achat pour que la consommation devienne une consommation de masse

Pourquoi une telle attaque aujourd’hui?

Nous traversons une période de crise économique et les gouvernements appliquent l’austérité.Tous cela se réalise au prix de la destruction de nos conditions d’ existences. Nous voyons sous nos yeux la paupérisation d’une part toujours plus grande de la population pendant que la classe dirigeante se gave. Elle nous spolie et détruit ainsi nos vies.

Le capitalisme, c’est la marchandisation de tous de tous les aspects de nos vies. La fonction publique n’y échappe pas.

Luttons contre la casse des salaires, la casse du code du travail, la casse de la sécurité sociale avec toute ses branches attaquées (assurance-chômage, vieillesse, santé et logement).

Luttons contre l’État d’urgence devenue loi et plus généralement contre la dégradations de nos conditions d’existences.

Dans la société capitaliste, le travail et l’humain ne sont que des marchandises. Que notre employeur soit l’État, une collectivité ou un patron, il reste un employeur. Ses intérêts seront toujours opposés aux nôtres, ils ont besoin de nous payer le moins possible, d’augmenter notre productivité, de nous rendre flexible et précaire.

L’attaque est globale, il est illusoire de croire que nous pourrons sortir de cette situation sans mener la lutte à la hauteur de l’attaque, sans une conscience et une lutte de classe offensive.

Tous en lutte !

Organisons-nous en assemblées autonomes

Assemblée de lutte – Tous les lundis à 18h00 à la bourse du travail (place G. Dupuy, Alès)

Prochaine journée d’action le 19 ou le 20 octobre

https://www.agluttesales.net — agluttesales@riseup.net