Aujourd’hui (jeudi 15 septembre), environ 500 personnes (300 selon la police) ont manifesté une énième fois dans les rues d’Alès.

Un premier cortège parti du lycée JBD a rejoint le point de départ officiel à 10h30 devant la sous-préfecture. Plusieurs prises de paroles avant que le cortège ne s’ébranle en direction du centre ville. Tout au long du parcours alèsien classique (boulevard Louis Blanc, cathédrale, mairie et retour à la sous-préf par la rue Albert 1er) les manifestants ont donné de la voix en montrant qu’ils restaient largement déterminés contre cette loi malgré son vote dans l’été. Plusieurs lycéens de JBD avaient décidé de profiter de la fin de la manif pour tenter de bloquer leur bahut. Arrivés à la sous-préfecture et à la demande des lycéens, une centaine de manifestants ont alors prolongé la manif jusqu’au lycée JBD. Les containers de poubelles, glanés le long du cortège, sont placés en tête et les manifestants accompagnent les lycéens jusqu’à l’entrée du lycée. Bien que devancés par les flics, les lycéens s’installent devant l’entrée avec leur containers. Quelques palettes arrivent dans un second temps pour compléter cette tentative de barricade. Mais flics (municipaux et nationaux) venus en nombres et équipés de casques et de bombes lacrymo n’ont alors pas eu de mal à démonter pièce par pièce cette barricade de fortune.

Cette barricade démontée et l’heure du repas arrivant, le gros des effectifs de flics s’éclipse alors durant une petite heure. Pendant ce temps, la sono continue à cracher de la musique festive et les lycéens maintiennent leur blocus de plus en plus symbolique. Un peu avant 14h, les flics reviennent remontés à bloc et bien déterminés à en finir avec cette histoire. Ils font plusieurs percées dans le groupe de manifestants pour s’emparer des dernières palettes restées sur le parvis. Leurs manœuvres provoquent un mouvement de foule qui les force à se repositionner en ligne face aux manifestants. La tension monte et quelques projectiles atterrissent aux pieds des forces de l’ordre. Satisfaits d’avoir enfin un os à ronger, les bleus se lancent alors à la recherche des lanceurs de projectiles. C’est au café du coin qu’ils finiront par jeter leur dévolu sur un camarade qui aura eu la malchance d’avoir dans son sac… une casquette! Les flics sont formels: c’est LE lanceur de projectiles!

Ce camarade est alors emmené au commissariat d’Alès et placé en garde à vue. Aux dernières nouvelles, il devrait y passer la nuit dans l’attente de la fin des investigations.

Restons attentifs à la suite des événements pour être prêts à soutenir ce camarade quelles que soient les suites que la justice voudrait donner à cette histoire.

On lâche rien ! Face à l’État et à la répression, restons déterminés : RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL !

Le camarade a été libéré en milieu d’après-midi.
Il ressort sans contrôle judiciaire mais avec une convocation pour une audience en correctionnelle le vendredi 30 septembre à 14h (même jour même heure que R. qui sera lui jugé pour un jet de pétard lors de la manif du 23 juin). Il sera jugé pour un jet de projectile sur les forces de l’ordre.

SOYONS NOMBREUX CE JOUR-LÀ EN SOLIDARITÉ AVEC LES DEUX CAMARADES !


APPEL À TÉMOIGNAGE:

Nous invitons toute personne présente le 15 septembre au rassemblement devant le lycée JBD à venir témoigner de la situation. Pour cela prendre contact avec l’Assemblée de lutte : agluttesales@riseup.net

Le formulaire pour rédiger des témoignages se télécharge ici : https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_11527.do