ASSEMBLEE DE LUTTE A ALES

Contre la loi travail (pour commencer)

Month

juin 2016

Manifestations jeudi 23 juin et mardi 28 juin

Départ à 10h30 de la sous-préfecture.

Depuis trois mois, de nombreuses grèves, manifestations, actions de blocage…, ont lieu contre la loi travail. Face à un mouvement social d’ampleur le gouvernement ne cesse de durcir sa position. Non content d’organiser matraquages, cassages de grève, désinformations et répressions en tout genre, il voudrait interdire toute manifestation. Appuyé par les médias, il cherche à nous diviser et nous somme de différencier « bons » et « mauvais » manifestants, « bonnes » et « mauvaises » méthodes de lutte. N’entrons pas dans leur jeu ! Ne lâchons rien ! État et patronat souhaitent réduire drastiquement le coût du travail pour accroître la compétitivité et les bénéfices. La loi travail fait suite à une série de plans et mesures favorables au patronat, et ne doutons pas que d’autres arrivent… Tout cela évidemment au détriment des salaires, des conditions de travail, de nos conditions de vie en général. Ce combat contre la loi travail est nécessaire, en soi, pour empêcher ce nouvel assaut patronal. Il l’est aussi pour mettre un terme à cette dynamique mortifère qui engendre la misère pour la plupart et l’opulence pour la classe capitaliste. C’est une guerre de classe qui nous est menée. Au quotidien nous la subissons. Aujourd’hui nous devons la gagner !

Quelques conseils en manif

SOLIDARITE FACE A LA REPRESSION

Le mouvement contre la loi travail s’intensifie, ça n’a échappé à personne. En parallèle, de nombreuses interpellations ont lieu pendant ou après les manifestations. Sur Alès, des personnes ont été arrêtées parfois plusieurs jours après des rassemblements et amenées en garde à vue. Sur Nîmes, plusieurs manifestants ont été inquiétés par les services de police.

Quelques conseils à diffuser pour que la répression ne devienne pas un obstacle à nos luttes !

Attention aux vidéos ! Des interpellations peuvent avoir lieu après les manifestations, sur simple reconnaissance visuelle. Des manifestants sont inquiétés pour des broutilles, comme la participation à un blocage, des « vols de poubelles », la pose d’un cadenas sur une porte, un peu de peinture sur les murs… Pas besoin de faire des trucs de dingue pour être emmerdé par la police et la justice. Pour prévenir ces risques et compliquer l’identification policière, il peut être utile de se déguiser, de modifier son apparence ou de se dissimuler le visage.

Tu es libre d’avoir ou pas tes papiers d’identité sur toi. Posséder une carte d’identité n’est pas obligatoire. Certain-e-s refusent de donner leur identité. Cela augmente le risque d’une vérification d’identité (4 heures max au poste), mais utilisé comme stratégie collective, cela complique le travail de fichage de la police et peut permettre de rester anonyme.

Attention aux conséquences si tu as sur toi : drogues illégales, armes (couteau suisse, cutter), armes par destination (bouteille en verre, caillou), carnet d’adresses et répertoire téléphonique (qui peuvent être saisis pour alimenter le travail des flics).

En cas de charge : pas de panique, reste en groupe, ne laisse aucune personne isolée pour tenter d’éviter les arrestations (extraire un personne d’un groupe soudé est plus difficile pour la police). Pense à garder un œil sur le groupe, car celles et ceux qui ne peuvent pas suivre risquent d’être arrêté-e-s. Faire bloc donne de la force, essaie de rester avec des gens que tu connais.

EN CAS DE GARDE A VUE

Si tu es interpelé-e, alerte les personnes autour de toi pour qu’elles préviennent les autres manifestants

Une fois au poste : Soit tu resteras 4 heures ou moins ; alors c’est une simple vérification d’identité. Soit ta garde-à-vue (GAV) te sera signalée. Elle peut durer 24 heures, puis être renouvelée une fois pour 24 heures de plus .Dès que ta GAV t’est signalée, tu as le droit de voir un médecin. Tu peux aussi demander à appeler un proche et à être assisté d’un avocat

Rien à déclarer ! Pour ralentir le travail de la police, certain-e-s ne déclarent rien et refusent de décliner leur état civil. D’autres ne déclarent que le strict minimum (nom, prénom, lieu et date de naissance)Garder le silence est un droit. Lors de l’interrogatoire, tu peux répondre « je n’ai rien à déclarer » (différent de « je ne sais rien », ce qui revient à déclarer quelque chose). Plus elles sont portées collectivement, plus ces attitudes de défense sont efficaces et faciles à tenir. Quelle que soit la stratégie, ne donne surtout aucune info sur les autres interpellé-e-s, ni sur l’action. On ne balance jamais quelqu’un-e d’autre, et quoi que puissent en dire les flics, en dire plus n’écourtera pas ta GAV et peut compliquer ta défense le jour du procès. Tu peux refuser de signer les documents présentés par les flics (compte-rendu d’interrogatoires, PV de sortie de GAV,…). Signer c’est reconnaître que tout s’est bien passé et s’empêcher de revenir sur les trucs dit ou subis pendant la GAV. Tu peux refuser les photos d’identité, les prises d’empreintes digitales et le fichage ADN. Si ces refus constituent des délits en soi, refuser le fichage est une position politique.

En cas de comparution immédiate : A l’issue de la GAV, tu peux être emmené-e au tribunal où tu peux refuser d’être jugé-e une fois à la barre. Ce qui augmente le risque de contrôle judiciaire, voire de détention préventive. Cependant, les peines sont généralement plus lourdes en comparution immédiate. Refuser d’être jugé-e en comparution immédiate te permet de gagner du temps pour préparer ta défense. Si tu peux justifier d’un emploi et d’un logement, tu as moins de chance d’être placé-e en détention préventive.

Lundi 8 août à 18h30 : assemblée de lutte à la Bourse du travail

Depuis le 9 mars, le mouvement social contre la Loi Travail se construit et se renforce à Alès. Blocages de lycées, nombreux rassemblements, grosses manifestations, multiples actions auprès des banques, des boîtes d’intérim, de la Chambre du commerce et de l’Industrie… Rassemblant travailleurs, chômeurs, lycéens, retraités, intérimaires, intermittents…, à Alès comme ailleurs, c’est une colère générale qui s’exprime et qui monte contre l’aggravation de nos conditions de vie.

Depuis le 31 mars, des Assemblées de lutte réunissent tous les deux lundis à 18h30 à la Bourse du travail de nombreuses et diverses personnes, syndiquées ou pas, toutes mobilisées contre la Loi travail. Ouvertes à toutes et à tous, ces assemblées permettent de s’exprimer, de proposer, de décider collectivement des actions à mener pour exprimer cette opposition et organiser pratiquement la lutte contre notre exploitation.
Alors que le gouvernement s’acharne à empêcher et réprimer le mouvement contre la Loi travail et son monde… NOUS AVANCERONS ENSEMBLE CONTRE LA LOI TRAVAIL !

Communiqué Sud Education : on continue la lutte !

EDF : des salariés convoqués au commissariat suite aux actions de basculement

Le 31 mai dernier, dans le cadre des mobilisations pour le retrait de la loi travail et des droits nouveaux pour les salariés dignes du XXIème siècle, des électriciens sont intervenus sur l’outil de travail. Cela a permis de basculer en heures creuses plus d’un million d’usagers franciliens.
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Sur la répression du mouvement contre la loi travail

Cet article compile différents liens relatant la répression exercée par le pouvoir, qui espère intimider les participants au mouvement pour briser la contestation.
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