ASSEMBLEE DE LUTTE A ALES

Contre la loi travail (pour commencer)

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Violences policières

Emission de la LDH du lundi 10 octobre

L’émission de la LDH diffusée le lundi 10 octobre sur RGO traitait de la répression du mouvement contre la loi travail. Parmi les sujets abordés :

— retour sur la manifestation du 15 septembre à Alès
— procès du 30 septembre contre des manifestants
— retour sur la situation à Marseille et Paris
— répression chez Air France et Goodyear

Contre la loi travail et son monde : solidarité face à la répression !

Mise à jour 12 octobre :
Vendredi 7 octobre, le tribunal à rendu ses délibérés.
Il condamne R. à 3 mois de sursis, 250€ de dommages et intérêts et 350€ de frais de justice pour l’histoire du pétard lors de la manif du 23/06/16.
En revanche, il relaxe A. pour l’histoire du pavé jeté lors de la manif du 15/09/16. Mais comme on pouvait s’y attendre, le soir même le parquet avait fait appel de cette décision. Une prochaine audience aura donc lieu à la Cour d’Appel de Nîmes. Restons attentif et soyons prêts à être nombreux à soutenir A. lorsqu’il sera de nouveau jugé !


 

Rassemblement de soutien

Alès — vendredi 30 septembre — 14 heures

Devant le tribunal (Place henri Barbusse)

Le 30 septembre, deux camarades passeront en procès. L’un est accusé… d’avoir jeté des pétards lors de la manifestation du 23 juin ! Il subit, depuis, une interdiction de séjours sur Alès. L’autre est accusé de jet de projectile sur les forces de l’ordre lors de la manif du 15 septembre, alors qu’il apparaissait évident que la police attendait n’importe quel prétexte pour interpeller le premier venu et par là musleler la mobilisation dans son ensemble.

Depuis le 9 mars, des manifestations et des actions déterminées sont menées contre la loi travail. Dès le début du mouvement social, l’État a fait usage de la force pour casser les blocages et disperser les manifestations. Les blessés sont nombreux : crânes ouverts à coups de matraques, visages défigurés par les flashballs et corps mutilés par les grenades de désencerclement, etc.
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Les « forces de l’ordre » n’ont pas hésité à utiliser scooters et voitures pour charger les manifestants.

De nombreuses personnes passées en procès ont écopé de peines de prison ferme ou avec sursis, et d’autres sont en détention préventive en attendant de comparaître devant la justice. Et on ne compte plus les convocations au tribunal.

Rien que sur Alès, 4 personnes ont été interpellées le 23 avril suite à un collage d’affiche dans le centre ville. Lors de la manifestation du 17 mai, une action de blocage de la sous-préfecture a été réalisée par plusieurs centaines de personnes. Deux personnes sont passées dans le collimateur de l’appareil punitif quelques jours après : l’une, accusée d’avoir posé des chaînes sur le portail a été interpellée devant son domicile et placée en garde à vue ; un collégien a été convoqué pour jet de projectile. Lors de la manifestation du 19 mai deux personnes ont eu le bras cassé lors d’une tentative d’interpellation par la BAC et la police nationale. Le 26 mai, les forces répressives ont chargé à la fin de la manifestation pour disperser la trentaine de personnes encore présentes, distribuant coups de matraque et coups de poing à la volée. Le 26 juin, jour de manifestation bruyante, ne trouvant aucun autre prétexte, les flics ont interpellé un manifestant pour un jet de pétard. Il est accusé de violence sur les forces de l’ordre. Le 15 septembre, en fin de manif, une partie du cortège se dirige vers le lycée JBD pour aller soutenir les lycéens qui voulaient tenter de bloquer leur bahut. Comme tout au long de la manif, les flics, en surnombre, devancèrent les manifestants. Gazeuses et flashballs en main, ils démontèrent pièce par pièce la barricade qui tentait de s’ériger sans manquer de molester les manifestants. Dans la cohue, un pavé fut lancé. Pour les flics il fallait un coupable. Une casquette trouvée dans un sac créera celui idéal. Malgré le surnombre de caméras utilisés par les flics ce jour-là, le moment où le pavé est jeté disparait miraculeusement des bandes. Le parquet décide de pousuivre le camarade à la casquette.

L’utilisation de cette violence « légale » a pour objectif de faire peur, de briser toute résistance à notre exploitation et de miner nos capacités d’offensive. Il est important d’affirmer notre solidarité aux personnes touchées par la répression, sans tomber dans le piège de l’innocence et de la culpabilité. N’oublions pas que la police nous contrôle et nous humilie tous les jours, que la justice a pour seul objectif le maintien de la bourgeoisie au pouvoir. Nous subissons au quotidien l’exploitation capitaliste et la répression ne s’arrête pas à la fin d’une manifestation. Il est important de se défendre collectivement, d’affirmer notre solidarité, de ne pas laisser des personnes isolées face à la police ou face à la justice. Une attaque contre l’un d’entre nous, c’est une attaque contre tous !

Arrêt des poursuites contre tous les inculpés de la guerre sociale !
Liberté pour tous !

Vive la solidarité ! Guerre à cette justice de classe !

Quelques conseils en manif

SOLIDARITE FACE A LA REPRESSION

Le mouvement contre la loi travail s’intensifie, ça n’a échappé à personne. En parallèle, de nombreuses interpellations ont lieu pendant ou après les manifestations. Sur Alès, des personnes ont été arrêtées parfois plusieurs jours après des rassemblements et amenées en garde à vue. Sur Nîmes, plusieurs manifestants ont été inquiétés par les services de police.

Quelques conseils à diffuser pour que la répression ne devienne pas un obstacle à nos luttes !

Attention aux vidéos ! Des interpellations peuvent avoir lieu après les manifestations, sur simple reconnaissance visuelle. Des manifestants sont inquiétés pour des broutilles, comme la participation à un blocage, des « vols de poubelles », la pose d’un cadenas sur une porte, un peu de peinture sur les murs… Pas besoin de faire des trucs de dingue pour être emmerdé par la police et la justice. Pour prévenir ces risques et compliquer l’identification policière, il peut être utile de se déguiser, de modifier son apparence ou de se dissimuler le visage.

Tu es libre d’avoir ou pas tes papiers d’identité sur toi. Posséder une carte d’identité n’est pas obligatoire. Certain-e-s refusent de donner leur identité. Cela augmente le risque d’une vérification d’identité (4 heures max au poste), mais utilisé comme stratégie collective, cela complique le travail de fichage de la police et peut permettre de rester anonyme.

Attention aux conséquences si tu as sur toi : drogues illégales, armes (couteau suisse, cutter), armes par destination (bouteille en verre, caillou), carnet d’adresses et répertoire téléphonique (qui peuvent être saisis pour alimenter le travail des flics).

En cas de charge : pas de panique, reste en groupe, ne laisse aucune personne isolée pour tenter d’éviter les arrestations (extraire un personne d’un groupe soudé est plus difficile pour la police). Pense à garder un œil sur le groupe, car celles et ceux qui ne peuvent pas suivre risquent d’être arrêté-e-s. Faire bloc donne de la force, essaie de rester avec des gens que tu connais.

EN CAS DE GARDE A VUE

Si tu es interpelé-e, alerte les personnes autour de toi pour qu’elles préviennent les autres manifestants

Une fois au poste : Soit tu resteras 4 heures ou moins ; alors c’est une simple vérification d’identité. Soit ta garde-à-vue (GAV) te sera signalée. Elle peut durer 24 heures, puis être renouvelée une fois pour 24 heures de plus .Dès que ta GAV t’est signalée, tu as le droit de voir un médecin. Tu peux aussi demander à appeler un proche et à être assisté d’un avocat

Rien à déclarer ! Pour ralentir le travail de la police, certain-e-s ne déclarent rien et refusent de décliner leur état civil. D’autres ne déclarent que le strict minimum (nom, prénom, lieu et date de naissance)Garder le silence est un droit. Lors de l’interrogatoire, tu peux répondre « je n’ai rien à déclarer » (différent de « je ne sais rien », ce qui revient à déclarer quelque chose). Plus elles sont portées collectivement, plus ces attitudes de défense sont efficaces et faciles à tenir. Quelle que soit la stratégie, ne donne surtout aucune info sur les autres interpellé-e-s, ni sur l’action. On ne balance jamais quelqu’un-e d’autre, et quoi que puissent en dire les flics, en dire plus n’écourtera pas ta GAV et peut compliquer ta défense le jour du procès. Tu peux refuser de signer les documents présentés par les flics (compte-rendu d’interrogatoires, PV de sortie de GAV,…). Signer c’est reconnaître que tout s’est bien passé et s’empêcher de revenir sur les trucs dit ou subis pendant la GAV. Tu peux refuser les photos d’identité, les prises d’empreintes digitales et le fichage ADN. Si ces refus constituent des délits en soi, refuser le fichage est une position politique.

En cas de comparution immédiate : A l’issue de la GAV, tu peux être emmené-e au tribunal où tu peux refuser d’être jugé-e une fois à la barre. Ce qui augmente le risque de contrôle judiciaire, voire de détention préventive. Cependant, les peines sont généralement plus lourdes en comparution immédiate. Refuser d’être jugé-e en comparution immédiate te permet de gagner du temps pour préparer ta défense. Si tu peux justifier d’un emploi et d’un logement, tu as moins de chance d’être placé-e en détention préventive.

Manif du 14 juin à Paris : violences policières et manipulations médiatiques

Quelques retours sur les violences policières lors de la manifestation du 14 juin à Paris et la manipulation de l’information par les médias aux ordres.

Chronique audio du mouvement – 15 juin 2016

Au micro de RGO, Stéphane, Sonia, Stéphane, Philippe et l’animateur/modérateur Y.Defago

Le mouvement social contre la loi travail à Alès et partout en France ne s’éteint pas.
Les actions n’ont jamais cessé pour dénoncer les conditions de travail et bloquer l’économie.

Au sommaire :
– La mobilisation du 14 juin (Paris/Alès)
– Cortège de tête? Cortège de fête?
– Infos sur les actions la semaine passée
– Les blocages, les grèves continuent
– Loi travail: une attaque qui concerne tout le monde
– Loi travail: la nécessité du retrait total
– L’appel de la coordination des assemblées de lutte contre la loi travail et son monde

Assemblées de lutte tous les lundis à 18h30 à la Bourse du travail

CONTRE LA LOI TRAVAIL ET SON MONDE : Solidarité face à la répression !

Rassemblement lundi 13 juin à 13 h devant le tribunal d’Alès (Place Henri Barbusse)

Depuis le 9 mars, les actions contre la loi travail ne cessent de gagner en ampleur et en détermination. Dès le début du mouvement social, l’État a fait usage de la force pour casser les blocages et disperser les manifestations. Les blessés sont nombreux, on ne compte plus le nombre de crânes ouverts à coups de matraques, les visages défigurés par les flashballs et les éclats de grenades de désencerclement qui mutilent les corps. Une personne est actuellement dans le coma. Les « forces de l’ordre » n’hésitent pas non plus à utiliser scooters et voitures pour charger les manifestants.
De nombreuses personnes passées en procès ont écopé de peines de prison ferme ou avec sursis, d’autres sont en détention préventive en attendant de comparaître devant la justice. De multiples convocations au tribunal auront lieu d’ici la fin de l’été.

Rien que sur Alès, 4 personnes ont été interpellées le 23 avril suite à un collage d’affiche dans le centre ville. Lors de la manifestation du 17 mai, une action de blocage de la sous préfecture a été réalisée par plusieurs centaines de personnes. Deux personnes sont passées dans le collimateur de l’appareil punitif quelques jours après : l’une, accusée d’avoir posé des chaînes sur le portail a été interpellée devant son domicile et placée en garde à vue ; un collégien a été convoqué pour jet de projectile. Lors de la manifestation du 19 mai deux personnes ont eu le bras cassé lors d’une tentative d’interpellation par la BAC et la police nationale. Le 26 mai, les forces répressives ont chargé à la fin de la manifestation pour disperser la trentaine de personnes encore présentes, distribuant coups de matraque et coups de poing à la volée.

L’utilisation de cette violence « légale » a pour objectif de faire peur, de briser la détermination et les capacités d’offensive contenues dans certaines actions, de faire rentrer la contestation dans le cadre autorisé par le pouvoir. Il est important d’affirmer notre solidarité aux personnes touchées par la répression, sans tomber dans le piège de l’innocence et de la culpabilité. Nous n’oublions pas non plus que la police contrôle et humilie tous ceux qui subissent l’exploitation capitaliste, que la justice a pour seul objectif le maintien de la bourgeoisie au pouvoir. La répression est quotidienne, elle ne touche pas seulement ceux qui manifestent.preventionkeufs

Il est important de se défendre collectivement, d’affirmer notre solidarité, de ne pas laisser des personnes isolées face à la police ou face à la justice.

Une attaque contre l’un d’entre nous, c’est une attaque contre tous !

Le 13 juin, un camarade passe en procès. Il est accusé d’atteinte à la liberté de travailler, d’atteinte à la défense nationale et de dégradations dans la cellule où il a été maintenu en garde à vue. Il lui est notamment reproché la pose de chaînes et de cadenas sur la sous préfecture et la gendarmerie lors de la manifestation/blocage du 17 mai à Alès.

Arrêt des poursuites contre tous les inculpés de la guerre sociale ! Liberté pour tous !

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