ASSEMBLEE DE LUTTE A ALES

Contre la loi travail (pour commencer)

Category

Luttes sociales

Manifestation 19 octobre 10h30 Sous-préfecture Alès

Assemblée de luttes

 

Lien vers l’affiche

Les mesures Macron au service des patrons — Travailleurs, chômeurs, tous en lutte !

Macron comme les précédents présidents utilise l’argument de la croissance et de la baisse du chômage pour s’attaquer à nos conditions d’existence. Après la « Loi travail » qui a déjà précarisé les contrats de travail et baissé nos revenus, le nouveau gouvernement en remet une couche avec ses ordonnances de réforme du code du travail. Ces nouveaux textes législatifs reprennent essentiellement les mesures que Hollande et Valls avaient dû retirer face à la contestation sociale, et en ajoutent encore.

Les ordonnances Macron de réforme du code du travail :

  • Poursuite de l’inversion de la hiérarchie des normes : accord d’entreprise > accord de branche > code du travail. Dans la plupart des PME ou des boîtes où il y a pas ou peu de luttes, les salariés seront à la merci du patron.
  • Primauté des accords d’entreprise sur le contrat de travail.
    Les accords d’entreprise permettront de modifier le contrat de travail de chaque salarié sans possibilité de refus.
  • CDD au bon vouloir des patrons et CDI à durée déterminée.
  • Rapport de force et référendum dans l’entreprise.
    Rappelons que salariés et patrons ne sont pas égaux, ces derniers pouvant nous priver du jour au lendemain de nos revenus d’autant qu’ils sont propriétaires des moyens de production (entreprise, usine, locaux, ma- chines…). Leur pouvoir est renforcé.
  • Facilité de licenciement, recours raccourcis et baisse des indemnités prud’homales.
    Les patrons pourront licencier encore plus facilement et
    on gagnera moins à lutter ou à aller aux prud’hommes.
  • Affaiblissement des syndicats et des instances des salariés (fusion des CHSCT, DP et CE).
    Les instances des salariés si elles servent la cogestion entre les patrons et les syndicats, c’est-à-dire une forme de collaboration entre des intérêts divergents (ceux des travailleurs et ceux des patrons), permettent aussi en dehors des luttes de contenir l’avidité des patrons, elles seront réduites.

Ces mesures facilitent donc les licenciements, limitent les possibilités de recours, placent les salariés dans une position encore plus isolée face à leur patron, permettent l’extension des horaires de travail, les baisses de salaire, les CDI qui ressemblent aux CDD ou à l’intérim… La flexibilité de l’emploi n’est favorable qu’aux patrons tandis que les salariés n’ont rien à gagner dans ces ordonnances. Et l’argument du chômage est illusoire, on sait bien que de telles mesures augmenteront encore le nombre de personnes sans emploi et la précarité de ceux qui ont un.

En plus de ces nouvelles mesures favorables aux patrons – Gattaz n’a t-il pas encouragé Macron « à ne rien lâcher » – , ce sont de nombreuses lois, mesures ou projets de lois qui vont frapper les chômeurs, les travailleurs et une majorité de la population, la moins favorisée.

D’autres attaques contre les travailleurs et les chômeurs :

  • Financement de l’assurance-chômage et maladie par l’impôt (CSG)
    N’oublions pas que les cotisations patronales ont déjà été baissées fortement tandis que la hausse de la CSG qui repose uniquement sur les salariés. Les profits des capitalistes n’y contribuent pas !
  • Refonte de l’assurance chômage, les chômeurs vont la payer cher.
    Avec l’augmentation des indemnisés, on va vers plus de radiations et une baisse des allocations.
  • Nouvelle refonte du régime des retraites pour faire des économies et des mesures sur l’apprentissage :
    Encore des attaques à prévoir contre les retraites et la formation professionnelle.
  • Baisse des APL
  • Baisse du nombre d’emplois aidés
    Les emplois aidés sont précaires, mal payés et servent aux employeurs à payer moins mais leur baisse drastique place de nombreuses personnes dans des situations difficiles, avec un chômage au niveau du RSA.
  • Controle technique anti-pauvres
    Dès mai 2018, ce sera une chasse aux seuls véhicules qu’on peut se payer, sous couvert de sécurité routière et d’écologie.
  • L’état d’urgence passe dans la loi commune ou comment l’Etat se prépare pour réprimer.
    Ces mesures sécuritaires limitent nos libertés et sont applicables aux militants politiques, syndicaux, aux participants à des manifestations, aux jeunes révoltés, à tous les contestataires.
  • Et une réduction du 3/4 de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune, l’impôt des riches !
  • Attaques contre les conditions de travail à la SNCF
  • Baisse des ressources des étudiants et sélection à l’université
  • Gel point d’indice des fonctionnaires et rétablissement
    du jour de carence, baisse des effectifs

Toutes ces mesures ciblent les mêmes populations : ouvriers, employés, auto-entrepreneurs, chômeurs, retraités et les femmes en particulier… Ce sont nos contrats de travail, nos salaires et allocations, nos capacités à se déplacer, à payer un logement, nos possibilités de nous défendre qui sont menacés. Cet accroissement de notre précarité nous met toujours plus à la merci des patrons et de leur avidité.

Ces différentes mesures visent d’ailleurs très clairement à nous faire payer l’augmentation de leurs profits (bénéfices de 52 milliards sur 6 mois pour les entreprises du CAC40 soit 50 % d’augmentation par rapport à 2016) et à leur permettre de licencier comme bon leur semble…. La politique de Macron et son gouvernement est clairement et brutalement au service des capitalistes. C’est le rôle central de l’État quel que soit le gouvernement à sa tête, de servir leurs intérêts. L’État organise l’exploitation accrue des travailleurs et brime les chômeurs, garantissant dans le même temps une potentielle répression contre la contestation sociale.

Nous n’avons aucune raison de laisser l’État aggraver nos conditions de travail et de vie. Ce n’est que par la lutte, par l’organisation de collectifs et d’assemblées, par les grèves, les manifestations, les occupations, les blocages, le rapport de force que les capitalistes et l’État peuvent céder. Les journées d’actions y compris nombreuses et résolues comme lors du mouvement contre la loi travail ne suffiront pas pour les faire reculer. Il est nécessaire qu’en tant que salariés nous nous mettions massivement en grève, qu’en tant que chômeurs nous prenions en main nos situations en entrant en lutte, qu’en tant que jeunes nous participions résolument au mouvement. En s’opposant à ces nouvelles attaques, nous pouvons construire l’offensive contre ce monde capitaliste qui perpétue l’exploitation généralisée.

Participer aux manifestations en cours et tenter un nouveau mouvement contre leur loi Travail XXL est possible, si le maximum d’entre nous reprend à son compte cette lutte. La réunion publique proposée par le collectif Exploités Énervés a pour objectif de discuter des solidarités de classe et des offensives face au patronat et à l’État, de s’organiser dans ces luttes en cours et à venir.

Participons aux grèves, aux luttes et aux assemblées contre ces mesures

  • MANIF le 21 SEPTEMBRE à 10h30 à la sous-préf’ d’Alès

  • Assemblée de lutte le 25 septembre à 18h, rdv devant la bourse du travail d’Alès

  • Réunion publique du collectif Exploités Enervés vendredi 22 septembre à 19h30 au local la Rétive, 42 faubourg d’Auvergne à Alès

 

Prochains rendez-vous pour lutter contre les ordonnances Macron

Les manifestations contre la réforme du code du travail ont réuni beaucoup de monde dans la région : entre 1400 et 2000 personnes à Alès, 300 à Bagnols sur Cèze, 3000 à 5000 à Nîmes. A Alès, le défilé a été actif.

Le tract suivant a été distribué : Tract sur les ordonnances Macron

Le collectif exploités énervés a pu prendre la parole en début de manifestation. Lors de celle-ci, une assemblée de lutte dès lundi 18 septembre 2017 à 18h à la Bourse du Travail d’Alès, a été proposée. Cette assemblée servira à s’organiser, à se préparer pour la manif du 21 et pour envisager la poursuite du mouvement.

Prochains rendez-vous :

  • lundi 18 septembre à 18 h : assemblée de lutte à la Bourse du travail d’Alès
  • Manifestation le 21 septembre
  • vendredi 22 septembre à 19h30 : réunion publique Exploités Enervés au local la Rétive (42 faubourg d’Auvergne à Alès)

Retour sur le mouvement contre la loi travail

Bilans croisés de collectifs de plusieurs villes

Discussion — samedi 20 mai à 19h — la Rétive, 42 rue du Faubourg d’Auvergne, Alès

À partir de textes d’analyse abordant le mouvement contre la loi Travail et de nos expériences et réflexions, nous vous invitons à un débat autour de cette lutte. Ce mouvement, s’il a eu des limites, est pourtant, sur ces dernières années, l’un des rares moments de révolte sociale sur le terrain de l’exploitation. Des collectifs et individus de plusieurs villes viendront partager et discuter avec nous de ce moment de lutte. Cette discussion a pour but d’essayer de comprendre le contexte dans lequel ce mouvement s’est formé et a évolué, de manière à en dégager, ensemble, un bilan.

Chaque lutte sociale a ses particularités, prend certaines formes, se développe et s’arrête différemment ; elle s’inscrit d’une certaine manière dans chaque endroit qu’elle touche. La situation économique, politique, sociale, le rôle des organisations et des individus sont divers et créent des spécificités. Un an après, comprendre les rouages, les erreurs, les limites et les perspectives, bref, analyser et tirer le maximum d’expérience de ces luttes nous semble essentiel pour continuer le combat contre le capitalisme.

Quelques questions pour animer le débat

  • Qui était en lutte ? Individus isolés, bandes de potes, collègues en grève… ? Quelles catégories socioprofessionnelles étaient en lutte (lycéens, étudiants, cheminots, raffineries, précaires, etc.) ? Quelles forces politiques constituées étaient forces de proposition ou de contrôle dans la lutte (syndicats, organisations, partis, groupes ou tendances politiques, etc.) ?
  • Quelles ont été les formes et les lieux d’organisation (Nuit debout, assemblées de lutte, interpro, intersyndicale, syndicats, etc.) ? Quels modes de discussion, de décision et d’action dans ces cadres ? Quels rôles ont-ils joués dans la lutte ? Y a-t-il eu des tensions entre ces différentes formes ?
  • Quels rôles, forces et actions des syndicats dans le mouvement et au regard de ce qu’ils ont pu être lors des mouvement sociaux précédents (retraites, CPE, etc.) ?
  • Quels discours politiques ont été portés ? Quelle place y a-t-il eu pour des discours révolutionnaires (critique du travail, du salariat, de la valeur,… du capitalisme, de l’État) ?
  • Quels modes d’action (blocages, grèves, occupations, sabotages, cortèges de tête et ses pratiques d’autodéfense et d’attaques, etc.) ? Quelle importance ont pris les grèves, sous quelles formes (perlées, reconductibles, etc.) ? Quel rapport à la violence (celle de l’État, celle des manifestants) ? Quelle acceptation ou rejet d’une certaine pluralité des modes d’actions ?
  • Quelles ont été les formes et le niveau de la répression ? Et, plus globalement, quelles ont été les stratégies développées par l’État pour contenir ou enrayer ce mouvement ?
  • Quelles suites collectives à l’issue de ce mouvement ? Des dynamiques de luttes ont-elles perduré (renforcement de dynamiques préexistantes, émergence de nouvelles initiatives, etc.) ?
  • Et aujourd’hui on en est où ? Quelles sont les applications concrètes de la loi travail ? Y a-t-il des résistances dans les boîtes ? Et, plus globalement, quel est le niveau d’atomisation ou de résistance des exploités ? Quelles perspectives ?

Rassemblement de soutien aux inculpés de Goodyear

RASSEMBLEMENTS – Soyons nombreux à:

— ALÈS – mercredi 19 octobre à 18h
devant le tribunal (Boulevard Louis Blanc)

— NÎMES – jeudi 20 octobre à 12h
devant la Cour d’Appel (Boulevard de la Libération)

____________________________________________________
Les 19 et 20 octobre, la cours d’appel d’Amiens ré-examinera le dossier des huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens Nord condamnés en janvier dernier à 9 mois fermes et 15 mois de sursis suite à la séquestration de leurs directeurs en 2009.

Alors qu’au quotidien, dans les entreprises, dans les bahuts comme dans la rue, les patrons, les flics et la justice répriment.
Alors que fin septembre, le parquet de Bobigny requérait 2 à 4 mois de sursis pour cinq ex-salariés d’Air France suite à l’affaire des chemises arrachées.
Alors qu’on ne finit pas de décompter le nombre de blessés, d’inculpés et de licenciés suite au mouvement social contre la loi travail.
La justice se montre-là, sans aucune ambiguïté, pour ce qu’elle est : une justice au service d’une seule classe, la classe dominante.

Contre la justice de classe!
Solidarité avec tous les inculpés de la guerre sociale !

Tous et toutes à Alès et Nîmes les 19 et 20 octobre !

balancedelinjustice

Emission de la LDH du lundi 10 octobre

L’émission de la LDH diffusée le lundi 10 octobre sur RGO traitait de la répression du mouvement contre la loi travail. Parmi les sujets abordés :

— retour sur la manifestation du 15 septembre à Alès
— procès du 30 septembre contre des manifestants
— retour sur la situation à Marseille et Paris
— répression chez Air France et Goodyear

© 2019 ASSEMBLEE DE LUTTE A ALES — Powered by WordPress

Theme by Anders NorenUp ↑